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Construire une économie performante et durable

Il ne s’agit pas de défendre des intérêts particuliers mais de défendre la patrie, d’assurer la cohésion sociale, de construire une économie performante et durable. Mais pour cela, il nous faut des préalables à l’émergence tant au niveau individuel que collectif mais aussi au niveau des entreprises à capitaux sénégalais.

Investissement prioritaire dans l’éducation et la formation professionnelle

L’émergence n’est possible qu’avec le développement d’un état d’esprit, d’une attitude et d’une aptitude que seule l’éducation et la formation professionnelle peuvent permettre. La priorité est l’investissement dans ce secteur pour de meilleures conditions matérielles et financières mais aussi augmenter les moyens humains. L’on ne peut parler d’émergence alors que les études se déroulent dans des abris provisoires et des édifices vétustes (cf. la dalle d’une salle de classe s’est effondrée à l’Ecole Castors 4 de Bargny en 2014) que les enseignants du public sont en grève parce que les réformes à mettre en œuvre pour un enseignement performant et adapté à l’émergence économique n’ont pas été assez bien expliquées ou que leurs conditions matérielles ne sont pas assez bien prises en charge. L’émergence économique nécessité une main d’œuvre qualifiée et adaptée.

Politique de préférence nationale hardie dans l’allocation des marchés publics

L’émergence économique se fera avec les Petites et Moyennes Entreprises sénégalaises créatrices de richesses et d’emplois, compétitives à terme et capables d’investir dans l’économie nationale ou ne se fera pas. Les préalables ne sont pas seulement une politique de patriotisme économique, c’est à dire «un comportement spécifique du consommateur, des entreprises et des pouvoirs publics consistant à favoriser le bien ou le service produit au sein de leur nation ou de leur groupe de nations» mais une politique de préférence nationale Hardie avec l’allocation d’un pourcentage conséquent des marchés publics aux entreprises à capitaux sénégalais. Et pour se faire, elles doivent recevoir les informations et être mieux accompagnées sur les : ? Grands projets du PSE, sur ceux ouverts à la concurrence et au privé sénégalais ; ? Mécanismes mis en place pour garantir un quota de marchés aux PME (préférence nationale ou légitime défense économique avec l’allocation d’un pourcentage conséquent des marchés publics) afin de leur permettre de se constituer un patrimoine viable et de participer aux investissements prévus. Il ne s’agit pas de bloquer une certaine concurrence extérieure ou de remettre en cause le concept du père fondateur de la nation « la civilisation de l’universel » mais surtout de perfuser les PME sénégalaises et de les mettre dans des conditions de performance optimale. En définitive un pays n’a jamais été développé par les entreprises étrangères.

Démocratie interne et financement des partis politiques

Situation Actuelle

Le libre choix fait partie des critères de la démocratie et vouloir obliger ses alliés à prendre des engagements qui vont dans le sens du parti du chef de l’Etat, c’est le leur denier. Ce qui est valable aujourd’hui ne l’est pas forcément dans un an , dans 2 ans ou plus. Les alliances asymétriques entrainent forcément la remise en cause du libre choix. Les dirigeants ont tendance à en faire des partis « godillots » à l’intérieur des partis et des coalitions de partis avec l’absence de démocratie interne (le débat d’idées dans la sérénité avant les décisions majeures, l’organisation d’élections primaires en cas de pluralité de prétentions ou de congrès pour consulter les militants et respecter les statuts, l’acceptation de courants de pensée politique …….etc). Dès lors, les membres des partis qui n’ont aucune possibilité d’exprimer leurs idées créent des partis et participent au pléthore de partis (247 partis politiques) au sénégal. De plus, le financement des activités des partis politiques est supporté très souvent par une seule personne ou c’est une nébuleuse lorsqu’il prétend jouer un rôle majeur sur la scène politique nationale. Ainsi, il s’agit d’instaurer la démocratie interne au sein des partis politiques en vue de rationaliser le nombre, de les financer afin de lutter contre les risques qu’amène les financements nébuleux.

Nos Solutions

1. Dans les statuts types des partis politiques pour l’obtention de la reconnaissance juridique. Obligation de produire les documents annuels (rapport d’activité, état financier) ;
Tenue annuelle de l’assemblée générale ;
Respect de la périodicité de la tenue des congrès ;
Acceptation des courants de pensée politique dans les partis avec une représentation au sein des instances de direction et une association dans les prises de décision.
2. Financement des partis Financement des partis politiques qui ont obtenu au moins 2% des suffrages exprimés lors des élections précédentes et au prorata des élus obtenus ;
Financement forfaitaire minimum pour les partis qui produisent régulièrement les documents annuels, qui respectent les textes réglementaires ;
Obligation de publier les « comptes de campagne » ;
Contrôle du financement des campagnes électorales
 

 

Le Président

Amadou Bassirou NDIAYE